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Retour sur expérience Histoire d’une correction coopérative en langue vivante, en période de Covid …

Retour sur expérience Histoire d’une correction coopérative en langue vivante, en période de Covid …

… ou quand le numérique crée de nouvelles tâches scolaires et de nouvelles compétences comme la collaboration.

infographie billet de blog par claire alves

Le numérique : une clé dans l’enseignement en période de crise sanitaire ?
Pas de solutionnisme, certes, mais des principes à appliquer qui fonctionnent …

Chronologie des activités :

  1. A la maison, les élèves regardent une vidéo selon les modalités d’examen …
  2. et produisent un texte en Français dans un Framapad
  3. En classe, le framapad est visualisé par tous au cours suivant pour “évaluer” ensemble et garder le meilleur …
  4. la transcription est fournie, en .doc, en langue cible sans ponctuation ni majuscules
  5. à la maison, pour le cours suivant, les élèves doivent insérer la ponctuation (éventuellement en réécoutant la vidéo).

Habituellement, l’écoute d’un document sonore est guidée par des questions ciblées grâce à l’utilisation de edPuzzle .
En effet, quand chaque élève écoute selon ses besoins (retour en arrière, pauses) c’est a priori très positif mais en réalité, il faut faire attention à la surcharge cognitive (comprendre et décider d’interrompre le flux). Il est préférable de le guider en donnant des consignes précises.

Une correction collaborative, ça marche toujours ? NON  !

Parce qu’elle développe l’entraide entre pairs et améliore la confiance propice à la réussite : chacun a accès sur un seul document au support de travail et chacun peut/doit intervenir pour faire évoluer sa production et celle des autres (c’est aussi un danger qui fera l’objet d’un autre billet !) sans quoi l’activité n’aboutit pas.

Cette fois, la consigne de l’exercice de compréhension orale était de visionner à la maison vidéo en conditions d’examen soit 3 visionnages et un compte-rendu en français lequel devait être reporté sur un framapad créé pour l’occasion pour permettre une correction en collaboration.

Il faut tout de même garder en tête que cette activité collaborative n’est possible qu’à plusieurs conditions :

un climat positif dans la classe est indispensable

ce type d’activité s’apprend par sa pratique régulière et la mise en place d’un référentiel commun des relations interpersonnelles

l’enseignant valorise les efforts pour accomplir le travail et félicite les réussites

l’activité est basée sur la responsabilisation des élèves : la réflexion et les décisions des élèves ne sont pas gâchées par l’enseignant qui donne la bonne réponse …

donc la posture du professeur et des élèves est transformée (le professeur n’est plus le seul garant da l’accès au savoir ni maître de la méthode)

Cette activité nouvelle est un exemple de la transformation des tâches scolaires possible uniquement grâce à la technologie et même une redéfinition de la conception pédagogique : élèves et enseignant changent de posture.

Le numérique plaît aux élèves donc ça les motive ? Non, non, non, pas vrai !!

Considérer que l’activité numérique favorise la motivation est une erreur. En effet, dans le cas présent, la moitié des élèves n’avait pas fait le travail demandé.

Plusieurs paramètres peuvent expliquer cette absence de travail mais d’abord il faut envisager que les 3 critères essentiels pour motiver un élève n’ont pas été respectés : la tâche doit être réalisable, l’élève doit “voir” l’intérêt de la tâche et l’enseignant doit faire confiance à l’élève pour réussir.

Le traitement de texte n’est qu’une substitution du papier ? NON !

Dans un dégré inférieur, la transcription de la vidéo en langue cible permet de valider la correction collaborative mais aussi de travailler un défaut commun : la non maîtrise de la ponctuation.

Dans ce cas, l’informatique offre un outil plus efficace 
pour effectuer une tâche courante. Ici, la transcription est fournie en .doc pour que les élèves puissent se concentrer sur l’ajout de la ponctuation et non la réécriture du texte. Il s’agit bien d’une amélioration.


Pour en savoir plus …

  • Tricot A., CNAM, Rapport de synthèse
  • Puentedura R., le modèle SAMR
  • L.Decy e R.M. Ryan, théorie de l’autodétermination
  • Optimiser les interactions sociales lors d’un travail de groupe grâce à l’apprentissage coopératif, Celine Buchs et al. in Bourgeois et Chapelle 2006 – Apprendre et faire apprendre

Claire

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